Préparation de la Saint Patrick

Depuis la Chandeleur/Imbolc, j’ai eu des difficultés à trouver le temps et l’inspiration pour de nouvelles fêtes scandant le passage du temps dans notre quotidien. Pourtant, il y en aurait bien besoin, la nature est en pleine préparation du printemps autour de nous. Il fait beau, nous sortons à nouveau beaucoup. Nous avons admiré (et cueilli pour petite lutine) des perce-neige, nous écoutons les oiseaux chanter à tue-tête, nous faisons des siestes au soleil (surtout moi…). J’aurais aimé trouver une fête début mars pour fêter ce commencement du renouveau.

Heureusement, Valérie Souricette est toujours là pour nous donner de nouvelles idées, et elle nous a suggéré de fêter la Saint Patrick le 17 mars. Cette fête est l’occasion de découvrir les traditions irlandaises, ainsi que ce magnifique pays que j’ai déjà visité et dans lequel je rêve de retourner (avec la lutine par exemple !). En attendant, comme nous étions toutes à la recherche d’une histoire de leprechaun, j’ai fait quelques recherches sur internet, et à l’aide de cette page, j’ai écrit un conte sur ce petit personnage. Je suis actuellement en train de l’illustrer. Petite Lutine a choisi les noms des héros du conte : Caolan, pour le garçon qui rencontre le leprechaun, Binne pour la jeune fille qui tient la librairie de son père, Ailbert pour le cousin pingre.

Pour vous donner envie, voici le début de l’histoire :

Il était une fois, dans le vert pays de l’Irlande, un jeune garçon nommé Caolan. Le pauvre garçon était légèrement bossu, ce qui fait qu’on se moquait souvent de lui. Pour gagner sa vie, sa mère tricotait de gros pulls en laine, avec ces fameuses mailles torsadées qui font la renommée des chandails irlandais. Elle tricotait toute la journée, puis toute la soirée à la faible lueur du feu de tourbe qui rougeoyait dans la cheminée. Son seul bonheur était d’offrir à son garçon les livres qu’il aimait tant. Quand sa mère vieillit, Caolan décida de travailler à son tour pour lui permettre de se reposer. Il aurait aimé travailler dans une bibliothèque ou une maison avec de nombreux livres, mais le seul emploi qu’il trouva fut  de s’atteler à des charrettes de tourbe, et de faire la navette entre les champs où se trouvaient les tourbières et la ville de Clifden où ils habitaient. Quelque soit le temps, malgré le vent et la pluie, Caolan tirait son chargement le sourire aux lèvres, en riant et chantant. En effet, lorsqu’il voulait oublier les difficultés du travail ou le mauvais temps, il lui suffisait de penser aux merveilleuses histoires que renfermaient ses livres préférés.

conte pour la Saint Patrick Irlande

Et voilà ce qui se passe quand on croise un leprechaun sur sa route.

histoire avarice générosité ingratitude promesse

Le cousin Ailbert vient extorquer la source du filon au héros.

Si cette histoire vous intéresse, suivez bien la page facebook du blog, je vais la proposer en version kindle d’ici la fin de la semaine, et en version papier un peu plus tard (munie des bons conseils d’une lectrice, je prends mon temps pour soigner au mieux la publication).

Histoire de mettre un peu de magie dans cette journée, je vais sur le modèle de Valérie toujours, organiser une chasse au trésor pour Petite Lutine et sa copine qui vient chez nous tous les mardis. Je pense mettre dans le trésor des cailloux peints en doré (elles feront ça ce mardi), et mélanger avec quelques pièces en chocolat (que j’aimerais fabriquer moi-même dans l’idéal… mais je n’ai jamais le temps pour l’idéal…). Elles devront se promener d’indice en indice, les interpréter, et ainsi trouver la cachette du trésor.

Quelques idées de devinettes :

– le canoé bleu qui est au fond de mon jardin : “Les indiens utilisent des pagaies pour me faire avancer. Je suis de la couleur du ciel.”

– la croix qui marque la croisée des routes à l’entrée du village : “Une voiture m’est rentré dedans une nuit et m’a cassé. Heureusement, on m’a réparée et maintenant mon bois brille sous le soleil.”

– les clapiers d’un voisin : “Nous abritons des animaux peu bavards à longues oreilles”

– les poules d’un autre voisin : “Derrière cette clôture se trouvent des oiseaux qui ne savent pas voler.”

– le noyer face au pré des chevaux : “En face de moi habitent trois animaux qui mangent du foin, eux blanc et un marron. Moi je fais tomber mes fruits à l’automne, et ils sont très difficiles à éplucher.”

Pour finir, j’hésite encore à les déguiser un peu. Le plus simple sera de leur dessiner des trèfles sur les joues, mais la copine a la peau fragile. Sans doute vais-je essayer (si j’ai le temps encore une fois, hum hum), de fabriquer des chapeaux de leprechauns en feutrine. Cette insistance sur la couleur verte sera l’occasion de rappeler l’arrivée toute proche du printemps et de fêter le renouveau de la nature.

Si vous voulez connaître les livres que j’ai écrits, rendez-vous ici.

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