Permaculture : comment débuter avec les enfants ?

La permaculture est davantage un état d’esprit qu’une liste de techniques à appliquer à la lettre. Pour ceux qui voudraient en savoir plus, je vous recommande les vidéos de Damien, de la chaîne youtube permaculture agroécologie etc. Je suis fan de sa posture face aux différentes théories. Il explique ce qui marche chez lui, ce qu’il a testé, et rappelle qu’il existe de nombreuses théories et que le mieux est de faire ses propres expériences.

Voici cependant quelques idées de gestes à adopter et expliquer aux enfants pour qu’ils se familiarisent peu à peu avec cette attitude face à la vie et la nature.

La permaculture cherche à fonctionner en système, et se construit autour de trois piliers :

  • Soins à la terre,
  • soins aux gens,
  • partage équitable

Les idées que je vous propose vous permettront de présenter ces trois grands axes aux enfants de façon concrète et facile à mettre en place.

1er point : le paillage

Les enfants peuvent participer facilement au paillage des cultures potagères. On se rappelle qu’un des buts recherchés est l’autonomie, ou au minimum, le caractère local des ressources. Donc on cherche un paillage qu’on puisse se procurer soit-même sur son terrain : le produit de la tonte si on a une pelouse, du débrousaillage si on a plutôt une prairie, du BRF (bois raméal fragmenté = les jeunes pousses de l’année taillées) si on a beaucoup de restes de taille des arbres…

L’important est de montrer aux enfants qu’on va s’intéresser à ce qu’on trouve autour de nous avant de se jeter dans une jardinerie pour acheter ce dont on pense ne pas pouvoir se passer. Ceci se place dans la démarche du soin à la terre, mais peut-être aussi du partage équitable car on ne va pas piller les ressources d’un autre pays pour notre confort personnel.permaculture le paillage

2ème point : un élément pour plusieurs utilités

Les poules par exemple peuvent servir à procurer des œufs à la famille, mais aussi à fournir du fumier pour le potager. Et puis en tant que maman, je dirais qu’elles permettent aussi la joie et les apprentissages naturels des enfants (ça fait partie des soins aux gens !).

On peut sinon par exemple semer des engrais verts et expliquer aux enfants que :

  • ils vont faire des racines en poussant, ce qui permet d’aérer la terre en l’absence de cultures
  • une fois fauché, ils fournissent du paillage pour les autres cultures
  • ce sont des plantes souvent riches (en azote par exemple), d’où leur nom d’engrais verts. Elles vont donc fournir des nutriments au sol dans lequel elles sont enfouies.

3ème point : la place de la nature sauvage

On peut par exemple commencer par les utilisations de l’ortie. L’ortie est souvent considérée comme une mauvaise herbe, quelque chose à éradiquer des jardins. Et si on reconsidérait notre posture ? Voici quelques idées de la place qu’elle peut prendre dans un système global :

  • on peut la manger ! Utilité quand même bien agréable. On en fait de la soupe, de la fougasse, une quiche, des petits chaussons… Tout ce qui pourra plaire aux enfants.

    cuisine sauvage

    Notre quiche aux orties et à la ciboulette sauvage

  • on en coupe quelques feuilles qu’on met au fond du trou de plantation des plants de tomate. Très riche en nutriments, l’ortie participera à la bonne santé de vos plants
  • on fabrique du purin d’ortie, qui servira d’engrais, de préférence pour les légumes verts et feuilles.

    jardinage biologique avec les enfants

    Tambouille toute verte, un vrai jeu pour les petits !

L’enfant apprend ainsi à faire partie d’un tout. Le jardinier n’est pas là pour imposer sa loi à la nature, mais pour s’insérer harmonieusement dans son système, et découvrir comment lui et elle peuvent être profitables l’un à l’autre.

4ème point : favoriser la biodiversité

Dans le potager, mélangeons les plantations au maximum. Certaines plantes en protégeront d’autres, elles pourront leur apporter des nutriments etc. Regardez les vidéos de la chaîne youtube conseillée en début d’article, son jardin est un merveilleux espace d’abondance et de diversité.

N’oublions pas non plus les fleurs. Elles aussi répondent à plusieurs utilités : elles sont jolies, elles attirent les polinisateurs, elles peuvent également détourner certains animaux dits nuisibles de nos plantes potagères, certaines sont même comestibles. Pensons à la capucine par exemple.

5ème point : partager la nourriture

Si vous habitez une maison avec jardin, vous pouvez tout à fait mettre en place quelques bacs devant la maison, dans lesquels vous sèmerez un peu de salade, planterez un ou deux pieds de tomate, et quelques herbes aromatiques. N’oubliez pas un joli panneau (peint par les enfants ?) indiquant “Servez-vous” ou “Nourriture gratuite”, et le tour est joué.

Pour les habitants d’appartements, il est possible de se tourner vers le mouvement des Incroyables Comestibles. Il permet aux jardiniers amateurs de faire leurs plantations dans des bacs urbains, dont la consommation est ouverte à tous. Ainsi la permaculture sème des graines même dans les centres-villes.

 

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1 Comment

  • Reply Isa LISE 13 mai 2017 at 18 h 39 min

    Merci pour ce partage ! 🙂 J’ai relayé sur mon blog après avoir découvert le vôtre. 🙂

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