Quand c’est la crise avec bébé, souriez !

 

La crise

Il y a quelques jours, j’ai donné la tétée à mon bébé de cinq mois dans le lit, comme tous les soirs. Il a tété avec plaisir, mais aussi un certain énervement. Et peu à peu, il s’est énervé de plus en plus, tirant sur le sein, agitant ses bras, rouspétant. J’ai voulu lui faire faire un rot, en vain, le bercer, tout aussi inutilement. J’ai chanté la « berceuse magique », celle qui l’endort à tous les coups… échec sur toute la ligne.

Alors que je commençais à me crisper de plus en plus, anticipant une soirée gâchée pour nous deux, je me suis souvenue du roman lu un peu plus tôt dans la journée, Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano. J’ai repensé à une phrase de Claude, le routinologue, affirmant qu’une étude avait montré que sourire, même en se forçant, « libère des hormones de sérénité ». Alors n’ayant plus rien à perdre, j’ai continué à bercer mon bébé, mais en souriant. J’avais sans doute l’air un peu idiote à sourire nerveusement dans le noir de la chambre. Mais étonnamment, mon bébé s’est rapidement détendu, et en quelques minutes s’est endormi. Ouf… J’ai pu aller lire tranquillement, avec un sourire bien détendu sur le visage cette fois-ci.

             Photo libre de droits, du site fotolia

J’ai réitéré mon expérience plusieurs fois ces derniers jours, et constaté un taux de succès vraiment étonnant (et agréable pour la maman fatiguée que je suis en ce moment !).

Aussi je me suis penchée d’un peu plus près sur la question, et voici les conclusions auxquelles je suis arrivée.

Quelques lectures scientifiques plus tard…

Les pleurs d’un bébé sont particulièrement insupportables pour les oreilles des parents. Nous vérifions tout ce qu’il est possible de vérifier, couche, tétée, chaud, froid, fièvre, dents, nous berçons, nous cajolons, et bébé pleure encore. Et notre rythme cardiaque s’accélère, notre niveau de stress augmente. Or le système des neurones miroirs montre que les émotions sont contagieuses. Si je m’énerve, mon bébé aussi, et s’il s’énerve, moi aussi… Raté !

Comment sortir de ce cercle vicieux ? Je ne peux pas me forcer à éprouver une émotion positive au moment même où ces cris et ces gigotements me stressent.

L’étude des chercheuses en psychologie Tara Kraft et Sarah Pressman montre qu’un sourire, même forcé, diminue le rythme cardiaque dans une situation stressante. Donc même si je me sens mal, le fait de plaquer un sourire forcé sur mes lèvres va me permettre de me détendre. L’hypothèse avancée serait que cela diminue notre taux de cortisol. Le système des neurones miroirs va cette fois-ci jouer en notre faveur, et permettre au bébé de diminuer lui aussi son stress.  Le couple parent-enfant rentre cette fois dans un cercle vertueux et trouve peu à peu l’apaisement.

Cette technique toute simple pourra certainement se montrer efficace avec des enfants de tous âges. Alors, quand ça craque, quand ça crispe, quand ça crie, souriez !

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