Bébé zéro déchet, 1er épisode

Bébé lutin est parmi nous depuis 7 mois et demi maintenant. C’est fou ce que le temps passe vite ! Alors avant que ce ne soit plus un bébé (j’ai encore le temps certes, mais quand je vois que certains projets d’écriture me prennent parfois trois ans…) voici une rapide présentation de ce que nous avons mis en place pour diminuer l’impact déchets de notre bébé.

J’étais partie pour traiter tous les aspects de la vie du bébé, et puis j’ai déjà tellement de choses à expliquer juste pour le change que je vais diviser l’article en plusieurs morceaux. Concentrons-nous donc d’abord sur le change.

La table à langer

Papa lutin a fabriqué une belle table à langer en palettes de récup. Elle est super belle, je suis trop fan ! Il est parti dans plan préétabli, à l’aventure, et le résultat est super chouette. On a deux étagères sous la table, une petite barre sur le côté pour susprendre des choses et une tablette pour poser tout ce dont on a besoin : bouteille de liniment, lingettes, sérum phy…

construire une table de change en palettes récupération

Les couches lavables et mes préjugés

Nous utilisons des couches lavables pour notre petit lutin. Sincèrement je pensais ne jamais être capable d’utiliser ce type de couches. Je suis nulle en tâches ménagères, j’ai horreur de ça. En plus je suis du genre assez délicate, racler du caca au fond d’un tissu, très peu pour moi. J’avais plein de préjugés, et finalement et bien je suis trop fan ! Alors c’est parti pour le démontage des préjugés :

“C’est dégueu.”

Alors là, j’ai découvert qu’on met une petite feuille au fond du tissu, donc le caca, hop dans la feuille et hop à la poubelle. En gros le même principe que la couche jetable !

“C’est contraignant, je ne saurai jamais nettoyer les couches correctement, et c’est long à faire sécher”

Alors la lessive finalement, ben c’est plutôt facile. Un coup de percarbonate de sodium en hiver pour blanchir les langes, un coup de soleil en été (carrément la solution la plus efficace), du vinaigre blanc en guise d’adoucissant pour que le tissu soit tout doux pour les fesses de bébé et le tour est joué. Et jusqu’à présent, notre petit n’a jamais eu aucune rougeur aux fesses. Alors est-ce seulement à cause des couches je ne sais pas, mais ça doit jouer !

Pour le séchage, le modèle de couches que nous avons adopté est constitué de langes que l’on plie. Donc une fois dépliés ils ne sont pas épais et sèchent rapidement (comme des torchons en quelque sorte).

“C’est moins efficace, ça déborde souvent”

Non, au contraire. Les couches que nous avons choisies (j’explique mon choix en-dessous) sont super efficaces. Au début, j’utilisais des couches jetables la nuit de peur que les lavables débordent, et parce que je pensais que ce serait plus facile de manipuler des couches jetables. Surtout que déjà avec les jetables il était souvent trempé en cours de nuit alors j’avais vraiment pas envie de prendre le risque que ce soit pire.

Et puis un soir bébé lutin s’est endormi avant qu’on ait eu le temps de lui mettre la couche jetable… Révélation : il a beaucoup mieux dormi qu’avec une jetable, et je n’ai pas eu à le changer en pleine nuit ! Je vous laisse imaginer que depuis je ne suis pas revenue en arrière !

“C’est difficile à mettre, long.”

Oui c’est plus long à mettre qu’une jetable (quoique si on met la jetable bien correctement, en faisant tous les petits revers anti-fuite ça prend un peu de temps aussi). Mais finalement comme on peut les laisser plus longtemps (voir paragraphe ci-dessus) et pour autant sans risquer l’irritation des petites fesses (voir deux paragraphes au-dessus), et bien on est plutôt gagnant dans l’histoire.

“C’est cher, si jamais nous ne sommes pas sûrs de garder ce système.”

J’étais un peu réticente à mettre 500 € dans un kit de couches lavables au vu de toutes mes craintes. Mais en fait, ça se trouve d’occas ! Et c’est encore mieux pour l’engagement zéro déchet dans ce cas-là !

Nous avons eu beaucoup de chance car une de mes copines nous a donné les couches lavables gratuitement. Ces couches ont déjà servi à 7 enfants (4 de ma génération dont mon amie, puis 3 de la génération de nos enfants). Les langes sont donc devenus super absorbants et doux. Nous avons simplement racheté quelques enveloppes imperméables (1à 3 par taille environ). Je suis vraiment très satisfaite de ce fonctionnement, et puis alors, que d’économies !

Nos couches lavables

J’ai testé deux types de couches lavables : les jolies avec des dessins dessus qui font un petit derrière trop mignon à mon bébé. Les “à l’ancienne” avec un lange qu’on plie et qu’on attache par une épingle à nourrice protégée et qu’on recouvre d’une enveloppe imperméable. Je vote complètement pour le deuxième système qui est celui que nous avons adopté.

  • On a moins de lessive à faire : l’enveloppe extérieure est seulement destinée à l’imperméabilité alors que dans le modèle de mignonnes couches que nous avions, l’enveloppe extérieure était également absorbante, il fallait donc la laver aussi.
  • Par conséquent ça revient moins cher car on a besoin de moins d’enveloppes extérieures. On peut tourner avec trois ou quatre (on les rince et elles sèchent rapidement). Alors qu’il en faut au moins 20 (et encore faut assurer les lessives !) si elles doivent passer en machine à chaque utilisation. Et lorsqu’elles deviennent poreuses à force d’être lavées, et bien on en a beaucoup plus à racheter.

Du coup, petit bilan de comment fonctionnent ces couches lavables. Elles sont constituées de trois parties : popolini

    • la petite feuille de popli le plus à l’intérieur. Une petite feuille biodégradable, qui sert à récupérer les selles et que l’on jette. Pour les selles de bébé allaité ce n’est pas super efficace (trop liquide), en même temps ce ne sont pas les selles les plus berk. Par contre dès que bébé mange et que tout ceci devient plus consistant, c’est hyper efficace, hop on referme la petite feuille et direction la poubelle.
    • la partie absorbante. Quand bébé était petit, c’était juste un lange. Maintenant qu’il est plus grand, on a ajouté une deuxième partie en tissu, une sorte de couche absorbante, qu’on noue autour de lui.
    • l’enveloppe imperméable.

Et voici comment on l’installe (avec en vedette, le beau nounours bleu !) :

installer une couche lavable couches lavables

Voici par exemple ce qu’on trouve sur Amazon (liens affiliés) :

Notre parcours

Mon amie m’avait prévenue : pendant les 15 premiers jours de la vie du bébé, inutile de se prendre la tête avec les couches lavables. Mieux vaut commencer tranquillement et aller loin, que de se fixer mille objectifs dès le début et tout laisser tomber. Nous avons commencé doucement à mettre des couches lavables au petit au bout de deux ou trois semaines. Nous sommes passés au 100% lavables en journée à ses 1 mois et demi environ. Puis au 100% lavables jour et nuit vers ses 6 mois et demi. Maintenant le seul moment où je garde les couches jetables c’est pour les voyages. Je sais qu’il serait possible de fonctionner en lavables, certains le font, mais pour l’instant c’est trop contraignant pour moi.

Les lingettes nettoyantes

Une copine m’a cousu de magnifiques petites lingettes lavables. J’en ai acheté une dizaine d’autres à une jeune femme qui a une petite entreprise de couture. Et enfin pour ne pas tomber en rade, j’ai tout simplement découpé des carrés de tissu dans des tissus absorbants (des vieilles serviettes éponge font parfaitement l’affaire).

Le liniment

Au début je l’achetais, et puis une copine m’a dit que c’était super simple à fabriquer et en effet ! J’ai gardé la bouteille du liniment acheté et je la remplis avec celui que je fabrique. Alors j’ai bien pensé vous faire une petite vidéo, mais il y a déjà tout ce qu’il faut sur youtube, donc je vous laisse aller jeter un œil !

L’hygiène naturelle infantile

Voici un mode d’éducation que je n’ai pas du tout pratiqué, mais pour le coup, c’est encore plus zéro déchet !

Au début c’est comme pour les couches lavables, j’étais pleine de préjugés. Contraignant, crado, difficile à mettre en place, asservissant pour la maman… Que n’ai-je pensé à ce sujet en lisant pour la première fois ces mots dans un bouquin ! Et puis bon, comme je ne voulais pas mourir bête, je me suis un peu renseignée. Et surtout, j’ai vu des copines la pratiquer. Et comme d’habitude, une fois qu’on connaît, qu’on comprend, ça n’a plus rien de si extra-terrestre que ça, que c’est pas dégueu, que ça peut être très sympa à vivre quand c’est choisi avec conscience. Alors si ça vous parle, et bien le mieux à faire c’est d’en discuter avec ceux qui la pratiquent ! Bonne découverte 🙂


A découvrir si ce n’est pas encore fait : mon cahier de psychologie positive pour les enfants : “Mon année positive”.

Pour s’inscrire à la newsletter du blog et recevoir un e-book gratuit avec plus de 50 activités à faire avant, pendant et après les balades avec vos enfants, c’est ici :

Je m’inscris !

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply