Lectures de janvier 2018

J’ai lu 16 romans ce mois-ci (si je n’en oublie pas !). Je n’arrive pas encore à tenir le compte des albums que je lis, mais je vais essayer la prochaine fois. Beaucoup de belles lectures, d’autres un peu plus longuettes. Voici une brève présentation de tout ça :

[Je vais essayer de définir un code pour vous dire mes préférences :
* j’ai eu du mal à finir
** bon moment de lecture, sans plus
*** super moment de lecture
♥ Coup de cœur, mention spéciale]

lectures romans

** La vie est un millefeuilles à la vanille : Découvert grâce à cette chronique. Ce roman n’est pas aussi attendu qu’on se l’imagine au début. Le personnage principal se montre acariâtre, il n’a pas d’ami, de famille, de carrière. Les révélations qu’il fait peu à peu sur les raisons de sa vie sont surprenantes, je ne m’attendais pas du tout à ça, et ça fait réfléchir. On s’attend à une évolution un peu cucu la praline mais non, ça se fait attendre, désirer même, tellement il sait être antipathique. Le personnage secondaire est attendrissant. L’univers dans lequel se déroule ce roman est un peu décalé et très plaisant. J’ai bien aimé cette lecture même si le début m’a paru un peu longuet car je suis une guimauve qui n’aime pas trop les personnages désagréables.

*** Joyeux suicide et bonne année : beaucoup de passages désopilants ! Un moment de détente tout à fait plaisant. J’ai beaucoup aimé ce petit roman sans prétention.

* Miss Alabama et ses petits secrets : J’ai été très étonnée en lisant ce livre d’y rencontrer une histoire très similaire à celle du précédent. Pourtant je l’ai choisi complètement par hasard dans une librairie d’occasion. Par contre j’ai beaucoup moins aimé le style. C’est trop long et lent à mon goût, presque un peu terne, à l’image de l’héroïne.

♥ L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle : Chroniqué ICI.

*** La Scribe d’Antonio Garrido : un chouette roman d’enquête historique, dans le genre du Nom de la Rose d’Umberto Eco. J’ai aimé les descriptions de la ville, le rythme soutenu de l’intrigue, les personnages, le caractère historique du roman. J’ai trouvé que l’intrigue manquait parfois d’un peu de cohérence (mais peut-être ai-je lu trop vite 😉 ). En tout cas je l’ai dévoré et j’ai passé un très bon moment.

** Un remède de cheval (tome 2 d’Agatha Raisin) : J’ai passé un bon moment, même si l’héroïne m’énerve parfois. Je trouve son comportement un peu caricatural. L’enquête est sympa (et je suis contente, pour une fois j’avais deviné 😉 ce qui pour moi n’est pas signe d’une incompétence de l’auteur, mais bien au contraire de sa capacité à tisser une intrigue cohérente, à disséminer discrètement des indices et à réunir le tout de façon logique à la fin. Il est bien plus simple de faire un gros coup de théâtre… ). Lecture facile, réservée aux soirs de fatigue.

*** Le roi de la forêt des brumes : roman jeunesse chroniqué ICI.

** J’aime pas le lundi : roman jeunesse chroniqué ICI.

** Plumes de vie : roman jeunesse chroniqué ICI.

** A propos d’un gamin, Nick Hornby : Ce livre est un peu vieillot, l’histoire se passe en 1993-1994. Mais les thématiques abordés sont malgré tout encore bien d’actualité. C’est l’histoire d’une mère solo et son fils. Elle est dépressive et a du mal à s’en sortir, et lui, élevé par cette hippie aux convictions arrêtées sur de nombreux sujets, il ne trouve pas sa place au collège et est victime de harcèlement. Le troisième personnage principal, Will, est un adulte à l’éternelle vie d’ado, sans attache, sans réflexion, sans sérieux. Leur rencontre, bien qu’improbable, va finalement déboucher sur une amitié assez hors du commun entre ce jeune garçon un peu trop adulte, et cet adulte franchement trop ado. Lecture agréable, amusante parfois. Pas un coup de coeur, mais un bon moment.

Encore deux romans jeunesse :

*** Circus Mirandus, chroniqué ICI.

** C’est pour la bonne cause, chroniqué ICI.

* David Copperfield de Charles Dickens. Il faudrait que je le chronique dans un article à part pour l’inscrire dans ma participation au challenge Je (re)lis des classiques, mais franchement, je n’ai pas le courage (tant pis je serai obligée d’en lire d’autres, mais plus courts cette fois ! J’ai envie de replonger dans Camus, Giono, et Beauvoir évidemment. Peut-être que je trouverai quand même le courage d’en parler plus longuement en février). Je me suis accrochée pour finir.

♥ Je suis à l’est, Josef Schovanec : Génial !! Une superbe autobiographie passionnante. Josef Schovanec a été diagnostiqué autiste au terme d’un parcours médical particulièrement chaotique. Il a passé une partie de son jeune âge adulte abruti par les médicaments délivrés par des psychiatres peu informés. Par chance, il a su voir les limites de ces médecins et arrêter les traitements inadaptés, puis comprendre son fonctionnement propre et reconstruire sa vie. Il nous raconte son enfance, son adolescence, ses études (il est diplômé de Sciences Po et docteur en philosophie). Il narre toutes ces petites difficultés, ces incompréhensions, ces peurs qui ponctuent la vie de la personne autiste qu’il est. Et comme il le dit lui même, on se reconnait dans nombre de ses analyses. Il a un humour plein de finesse. Ce petit bouquin aurait mérité une chronique à lui tout seul tellement il m’a plu. Je ne sais pas si je saurai désormais mieux comprendre et travailler avec mes élèves concernés par ce diagnostic, mais en tout cas j’ai particulièrement goûté la plume de cet auteur. J’en reparlerai prochainement, car dans ma PAL de février se trouve son petit ouvrage Voyages en Autistan.

*** (j’ai hésité à mettre un ♥ mais non, ils ne sont quand même pas encore au niveau des autres trilogie du même auteur) Les deux premiers tomes de la trilogie La loi du millénaire de Trudi Canavan. Ils sont chroniqués sur ce blog, dans cet article.

J’ai essayé de lire un essai : Aliénation et accélération, Vers une théorie critique de la modernité tardive de Hartmut Rosa. Le titre me branchait bien, il fait à peine 140 pages. Mais alors, impossible d’avancer plus loin que 3 pages, je l’ai trouvé complètement indigeste. Tant pis, j’essaierai autre chose le mois prochain !

J’ai également lu deux manuscrits (enfin il faudrait dire plutôt tapuscrit) pour la jeune maison d’édition Marathon Editions. Je vous recommande son catalogue, l’éditrice fait un vrai travail d’édition. Cela paraît une lapalissade mais malheureusement dans le monde éditorial actuel, ce n’est plus si courant, alors ça mérite d’être souligné et encouragé.

A dans un mois pour la suite des aventures littéraires 🙂

 

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